Le « switch », ou comment réinventer sa vie professionnelle

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Elle était chargée de communication, elle est devenue fleuriste, il était dirigeant au sein d’une entreprise, il est devenu enseignant… De plus en plus, notre vie professionnelle n’est plus figée pour l’éternité.

Qu’est-ce que le switch ? Changer de vie professionnelle à 25 ans, 30 ans ou 90 ans, est-ce que c’est possible ? Oui ça l’est !

KeeYoon, switcheuse passée d’un cabinet d’avocat à la scène d’un théâtre le dit : « on s’imagine toujours que la transition sera bien plus atroce qu’elle ne l’est en réalité. Qu’on ne va pas y arriver, que notre vie va s’écrouler. »

Une manière de justifier votre peur de vous lancer ! Le seul remède à cela ? Plonger. Comme dans une eau froide, si les premières secondes piquent… Diable que c’est bon et vivifiant ensuite ! Mieux : vous vous sentez vivant, à nouveau.

Le switch permet d’ouvrir votre vie à de nouvelles perspectives, des opportunités que vous n’auriez osé imaginer…

Le switch, ça ressemble à quoi ?

La volonté de changer de job ne vient pas du jour au lendemain, c’est un long processus qui met du temps à passer du subconscient (boule au ventre, mal être incompréhensible) au conscient (votre situation actuelle ne vous convient pas et vous êtes proactive pour en changer).

Le dénominateur commun entre tous les switcheurs ? Un parcours sans faute, du moins en apparence.

Bien souvent, le jeune adulte a suivi un parcours scolaire sans tâche, suivi de longues études pour :

  1. Faire plaisir à papa/maman
  2. Avoir un emploi stable et sûr
  3. Parce qu’il ne savait pas quelle autre voie emprunter

Résultat ? Un bon travail, une vraie place dans la société et une perte d’espoir et de motivation.

Bien souvent, ces employés sont progressivement victimes de Bore-Out (ennui au travail qui mène à la dépression) ou se sentent intimement frustrés et incompris. Eh bien oui, en surface tout va bien ! Un CDI, un appartement et un mec : pourquoi se plaindre ?

Si cet argument fonctionne bien en théorie, la réalité est toute autre. La fameuse boule au ventre ressentie et le petit doigt qui vous dit « mais qu’est ce que je fous là ? », comme si votre vie ne vous appartenait pas.

Le vélo continue de rouler en pente… Et votre pied est bloqué dans l’un des rayons. Stop, arrêtez tout, il est temps de réfléchir à la voie professionnelle que vous voulez réellement emprunter.

Le switch, par où commencer ?

Pour commencer, réfléchissez à un moyen de sortir de votre zone de confort. Est-ce de « pimper » vos missions au sein de votre boite ? Ou, au contraire, de changer totalement de voie professionnelle ?

Pour certains, la reconversion dans tel ou tel domaine sera évidente. Pour d’autres, un long moment de réflexion et de recherche sera nécessaire. L’idée est de trouver une voie qui vous définisse mieux, des missions qui vous stimulent plus.

Ensuite, soyez créatif dans votre démarche et sérieux dans l’échafaudage de votre plan d’action.

Si l’idée de rester au sein de votre entreprise vous révulse, un switch total s’impose dès lors.

Un conseil ? Ne pas écouter ceux des autres ! Plus sérieusement, et même s’il est impératif d’être épaulée, guidée dans sa démarche, l’entourage souhaite toujours mettre son grain de sel là où il ne devrait pas. Ce qui crée une charge supplémentaire (et non nécessaire) d’informations et de stress.

Or, lorsque votre entourage se montre trop réticent « c’est trop risqué », « pense un peu à ce que tu laisses derrière toi », il s’agit plus souvent du reflet de leurs angoisses et frustrations personnelles plutôt qu’un avis objectif !

Une fois votre décision de changer de voie professionnelle prise, il s’agit de se tourner vers les bons interlocuteurs. Ceux qui vous conseilleront la meilleure démarche à suivre.


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