Comment nommer sa moitié sans passer pour une bécasse !

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Quand on se réveille au milieu de la nuit, on n’ est pas seule. Eh oui dans notre lit, il y a quelqu’un qui ronfle. Et dans notre salle de bain le matin, il y a de l’after shave et du gel douche mentholé. Bref, on vit avec un homme.

Même que ça fait quelques années que ça dure. C’est du sérieux.

Pourtant, lorsqu’il s’agit de le désigner face à des inconnus, on est toujours gênée. La difficulté qu’on rencontre alors ne concerne pas la nature de note relation mais plutôt la manière de la désigner.

Cette question de vocabulaire ne se pose pas vraiment dans les couples mariés où il suffit de désigner l’autre comme son mari ou sa femme et zoupla tout est clair, pas besoin de se prendre la tête.

Mais quand on « vit dans le péché » (!) comme certain, ce n’est pas si simple. Pourtant cette question de vocabulaire est essentielle car l’appellation utilisée constitué pour notre interlocuteur un premier indicateur de la relation en question, en donnant une idée de son sérieux, parfois même de sa longueur (longueur écoulée… voire même longueur à venir !).

On vous propose donc d’examiner différentes possibilités et d’essayer de décoder quelle appellation correspond à quoi.

Mon copain : Replaçons cette expression dans son contexte original. Vous : jeune fille en fleurs en attente de son premier baiser, lui : jeune ado boutonneux qui va vous larguer dans 3 semaines pour votre meilleure amie (et/ou votre sœur)… Vous voyez le tableau ?

Au delà de la 4e, ou bien allez, soyons larges, on va dire du lycée, ce terme n’est donc plus approprié. Arrivé à notre âge il est même carrément rédhibitoire. Au pire on vous jugera comme complètement immature pour avoir osé l’utiliser, au mieux on vous accordera le bénéfice du doute en pensant que vous utilisez probablement ce mot pour désigner celui qui est « seulement » un copain… ce qui peut créer des quiproquos qui vous obligeraient de toutes façons à utiliser un autre terme pour clarifier la nature de votre relation.

Mon petit ami : Cette appellation aussi convenait à l’époque où vous aviez 12 ans, mais désormais vous avez grandi et vos fréquentations aussi… Donc à moins que vous ne fréquentiez un nain ou un mineur, choisissez un autre terme.

Mon ami : Le « petit ami » a grandi, votre relation aussi. Vous avez évolué, c’est bien, votre vocabulaire s’est adapté, c’est super… Bon le problème c’est qu’il n’y a pas de plus grande source de quiproquo. Ami… comme dans « amoureux » ou comme dans « bon copain » ? Le doute est là. Et c’est encore pire qu’avec « Mon copain ». Votre interlocuteur restera probablement sur sa faim, sauf s’il a le culot de demander une clarification, ce qui est difficile pour lui sans passer pour intéressé. Mais peut-être avez vous sciemment joué sur l’ambivalence du mot ? A noter d’ailleurs que si vous êtes homosexuelle, à l’oral, personne n’entendra la différence entre « mon ami » ou « mon amie » et que cela vous permet de signifier que vous êtes en couple sans en dévoiler trop sur votre vie privée…

Mon amour ou Amour : Ce terme ne doit pas sortir de votre intimité, sans quoi vous risquez d’une minute à l’autre de mourir sauvagement assassiné par la première personne célibataire que vous croiserez (et vous l’aurez bien cherché).

Chouchou, Bébé, mamour… : (ou tout autre surnom ridicule) Ceci ne devrait jamais sortir de la sphère intime. Un peu de dignité, que diable !

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Le père de mon enfant : Ah ça, ça claque ! C’est hyper solennel et sérieux. Et en même temps cela pose surtout la relation entre le père et votre enfant. Cela ne signifie pas que vous avez toujours un lien avec votre moitié autrement que par le biais de votre enfant.

Mon compagnonCette appellation a un côté « Rox et Rouky » qui  dérange un peu… « Mon (petit) compagnon »… Ca fait un peu « C’est mon chien »… Le fidèle compagnon. Et dans tous les cas  cette appellation désigne un copain de virée, un camarade avec qui on partage des aventures… Le point positif est que cela implique aussi une grande fidélité.

Mon chéri : C’est joli, simple, ça évoque l’amour puisque vous « chérissez » littéralement celui que vous désignez ainsi. C’est d’ailleurs un peu trop fleur bleue pour être au goût de tous… On peut même trouver à ce terme une connotation trop possessive.

Et surtout on entend « mon chéri » on a tendance à entendre « mon chocolat noir fourré à la liqueur de cerise ». Pourquoi pas « mon Ferrero rocher » alors ?

mon précieux

Mon amoureux : C’est beau, c’est looooove (avec des gros cœurs roses partout). C’est aussi souvent le terme utilisé par les petits pour désigner celui ou celle avec qui ils ont échangé un premier bisou bien chaste au milieu du bac à sable. À vous de voir suivant l’état de votre relation… Mais vu de l’extérieur on peut penser que vous venez à peine de vous rencontrer, voire même que l’amoureux en question n’a même pas conscience de votre existence.

Mon mec ou Mon keum : Avec ce terme on prend le contre-pied du vocabulaire fleur bleue, on se la joue rebelle décontract’… Et en même temps cela donne un aspect moins sérieux à la relation. En plus à votre âge, on peut vous accuser de jeunisme en vous entendant parler comme ça… Un conseil : laissez béton le verlan.

mon keum

Mon mari : Quand vous employez ce terme sans être réellement mariée, vous signifiez par là que votre relation est aussi solide que celle des couples mariés officiellement.

Peut-être un désir caché de passer devant monsieur de Maire ?

Dans tous les cas votre « mari » à intérêt à être sur la même longueur d’ondes que vous sans quoi il risque de prendre ses jambes à son cou en vous entendant parler de la sorte !

Mon fiancé : Si vous venez de vous fiancer, pourquoi pas. Sinon, la remarque est la même que pour le « mon mari » utilisé de manière illégitime. Mais « mon fiancé » à un goût d’inachevé… et l’emploi de ce terme ne devrait qu’être que passager.

Mon prince : Attention, surdose de guimauve et de chamallows en approche ! Être cucul à ce point ça ne pardonne pas au delà des 15 premiers jours de la relation (après on s’aperçoit que lui aussi, il pète au lit et mange ses spaghettis la bouche ouverte).

concubin

Mon concubin : Cette appellation est très administrative, très froide. Où est passé le romantisme ? C’est presque comme si vous parliez de votre colocataire. Idem : « mon pacsé »… pitié pas ça!

Ma moitié : C’est romantique, cela évoque votre complémentarité parfaite et votre amour fusionnel. Malheureusement cela suggère aussi que sans lui vous n’êtes pas vraiment une personne à part entière.

Mon partenaire : Oui mais encore ? Partenaire d’affaires ? de jeu ?… Sexuel ? (et la tendresse bordel !?)

Mais en même temps ce terme dénote aussi une entente parfaite entre vous deux… Et rappelons que selon St. Exupéry, « s’aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction »…

Alors, quelle appellation préférez-vous ?

Credit photo de Une : John Stember


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