Fini les hipsters, voici les yuccies !

Une nouvelle tribu émerge : les « yuccies ». Les « you quoi » ? Les « yuccies », autrement dit les « young urban creatives ». En français : les jeunes urbains créatifs. Une génération décomplexée à la poursuite de ses rêves et à la recherche d’un épanouissement financier. Décryptage:

Devenu trop banal, le hipster a pris un petit coup de vieux ces derniers temps. Son remplaçant a débarqué : le yuccie, trentenaire fortuné et créatif, à la recherche de l’épanouissement professionnel et social.

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Tu as une barbe bien touffue, tu portes des chemises à carreaux, des bonnets trop hype et tu te déplaces en vespa ou a velo par tous les temps ? Désolé, mais tu n’es plus à la mode. Chers hipsters, laissez place à la nouvelle génération à la mode : les yuccies (Young Urban Creatives ou « jeunes urbains créatifs » en français). Ce nouveau néologisme, on le doit à David Infante, contributeur de Mashable, qui se caractérise lui-même comme un yuccie. Ils sont définis comme « une tranche de la génération Y, qui a grandi dans un milieu confortable, dans le respect du pouvoir transcendantal de l’éducation et qui est convaincue que non seulement nous méritons de poursuivre nos rêves,  nous devrions également profiter d’eux ». Désormais, le look ou les habitudes de consommation ne sont plus primordiaux. Ce qui compte pour être un bon yuccie, c’est son orientation professionnelle. Les yuccies veulent « être payés pour leurs propres idées, plutôt que pour exécuter celles des autres. Devenir riche est super mais devenir riche en préservant son autonomie créative : voilà le rêve du yuccie ».

Pour beaucoup, ils sont plutôt aisés, ont fait de longues études et se sont lancés dans la vie active avant de tomber de haut. Alors, le yuccie plaque son job dans la finance pour se lancer dans un projet d’entreprise un peu loufoque mais qui le fait rêver ; il devient indépendant pour cumuler les petits boulots super mal payés mais qui le font vibrer ou il passe ses journées sur Instagram à coordonner des campagnes « #sponsorisées pour des marques de lifestyle » .

Pour les reconnaître au premier abord, David Infante a dressé une liste de leurs caractéristiques principales. Parmi elles, le yuccie « a des tonnes de followers sur Instagram mais pas sur Twitter », il « évite les tatouages trop visibles », et « n’aime pas la gentrification en théorie ; adore les donuts artisanaux, en pratique ». Alors, vous vous reconnaissez ?

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L’argent n’est plus la priorité

Contrairement à son cousin le yuppies (pour « young urban professionals »), la motivation du yuccies ne réside pas dans la valeur monétaire de son labeur. Il recherche désormais un juste équilibre entre richesse personnelle et accomplissement personnel, à travers l’expression de sa créativité.

Mais attention, si le yuccie ne se soucie pas de l’argent, c’est bien parce qu’il en a. Il bénéficie d’une liberté de choix dans la direction de sa vie, qui lui est permise par l’assurance de ne pas tomber dans la misère. « Le confort d’être détaché des contraintes par conviction; le luxe de choisir ses batailles », comme le souligne l’auteur. Les yuccies veulent connaître le succès grâce à la reconnaissance de leur créativité.

David Infante en conclut que le « cynisme du privilège » est le trait caractéristique du yuccies. Son mépris des conventions sociales n’a d’égal que sa capacité à s’en détacher, grâce à son éducation et à son niveau de vie semblable à celui du yuppies. Quid maintenant de son cousin le hipster?  Si ce dernier cherchait prétendument à se distinguer de la masse, la priorité diffère pour le yuccies qui est avant tout à la recherche de son accomplissement personnel. Mais est-ce finalement si nouveau?

Mais comment reconnaitre un yuccie ?

Dans son article, David Infante établit une check-list et explique qu’un yuccie :

– possède de nombreux exemplaires du roman Freedom de Jonathan Franzen.

– n’aime pas la gentrification « en théorie » ; adore les donuts artisanaux en pratique.

– a très envie d’aller à Austin (Texas), parce que tout le monde lui a dit que « c’était génial. »

– évite les tatouages trop visibles (ce n’est pas toujours un accélérateur de carrière).

– adore Seinfeld , bien que la diffusion de la série se soit arrêtée lorsqu’il avait 16 ans.

– lit l’édition du week-end du New York Times , mais ne suit pas l’actu.

– à des milliers de followers sur Instagram, mais très peu sur Twitter.

source : slate.fr

 


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