L’Art d’avoir toujours raison : 7 stratagèmes efficaces

On a tous dans notre entourage proche ou éloigné un petit malin constamment prêt à plomber l’ambiance en lançant un débat idéologique ou politique en étant persuadé d’avoir TOUJOURS raison.

Celui la même qui se croit plus intelligent que tout le monde et qui forcément nous énerve tous !

 Nous avons la solution : le livre L’art d’avoir toujours raison (sans peine) de Nicolas Tenaillon, aux éditions Gallimard, qui rassemble cinquante stratagèmes pour vous permettre de briller en rhétorique. Voici ceux que nous avons retenus :

Stratagème 1 : parlez par images

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« Dans un débat difficile, remplacez les arguments de votre interlocuteur par des images simples et tournez-les à votre avantage : on vous reproche de vouloir l’impossible, dites que toute montagne a son passage ; on prétend que vous êtes trop sévère, rétorquez que les bois durs font les meilleurs meubles. L’image déstabilise l’adversaire parce qu’elle l’incite à trouver une contre-image dans un contexte qu’il n’a pas choisi. »

Stratagème 2 : pratiquez la rupture de ton

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« Lorsque votre adversaire fait de l’humour, soyez grave ; lorsqu’il est grave, faites de l’humour. Si au cours d’une discussion, les arguments de votre adversaire sont meilleurs que les vôtres, changez soudainement de ton afin de séduire ceux qui assistent au débat. Il s’agit en effet, pour reprendre le dessus, de puiser dans le capital de sympathie que le public est susceptible de vous accorder. Or, il est probable que votre adversaire, tout entier dans son argumentaire, adopte, sans s’en rendre compte, un ton de plus en plus sérieux, presque ennuyeux. Opposez-lui alors une remarque légère, telle que : « “Cela nous empêchera-t-il de dormir” ? »

Stratagème 3 : répétez-vous !

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« Provoquez l’énervement de l’adversaire en répétant inlassablement le même argument. Imaginons, par exemple, que vous êtes contre l’impôt sur les grandes fortunes. On vous dit : “Cet impôt est juste.” Rétorquez : “Il fait fuir les capitaux.” On ajoute : “ Il est une source importante de revenus pour l’État.” Dites : “Ne voyez-vous pas qu’il incite à investir à l’étranger ?” On réplique : “Il crée une solidarité entre les plus riches et les plus pauvres.” Répétez : “Moi, je vous dis qu’il pousse les meilleurs à s’exiler.” En continuant ainsi, vous avez de bonnes chances de gagner le débat par forfait. »

Stratagème 4 : gardez le silence

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« Gardez le plus longtemps possible le silence et n’intervenez que pour prononcer une phrase sans réplique qui clôture le débat. Cette stratégie du silence tire son efficacité de l’estime que reçoivent spontanément les gens discrets qui font preuve de retenue. En effet, on accorde volontiers des qualités de courtoisie et de profondeur à celui qui sait rester attentif tout en réservant sa parole. Savoir se taire est un bon moyen de passer pour sage, de donner l’impression d’avoir du recul sur les choses, d’en mesurer la valeur. »

Stratagème 5 : poussez votre adversaire en bas de la « pente glissante »

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« Afin de réfuter les dires de votre interlocuteur, affirmez-lui que les conséquences dernières de sa thèse sont scandaleuses : votre adversaire se prononce pour le nudisme, rétorquez qu’il est alors favorable à la pédophilie ! Il conteste la légitimité du port d’armes, dites-lui qu’il est donc pour le pillage et la violence anarchiste ! L’efficacité de ce stratagème tient essentiellement au raccourci qu’il permet d’opérer entre la cause et l’effet ultime présumé : en omettant les raisons intermédiaires censées conduire à “l’horrible résultat”, vous placez votre adversaire en bas de la “pente glissante.” »

Stratagème 6 : invoquez un jugement suprême

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« Si votre adversaire se révèle meilleur que vous, prenez de la hauteur et invoquez le jugement fictif d’une instance magnanime pour vous donner raison. Dites que “seuls les esprits éclairés pourront comprendre la thèse que je défends” ou que “l’Histoire jugera”. Ce stratagème, appelé argumentum ad superbium, permet non seulement de sortir la tête haute en cas de défaite, mais surtout de retourner la situation en votre faveur in extremis . L’auditoire ne manquera pas d’apprécier, si vous y mettez de l’émotion, cette réaction de fierté. »

Stratagème 7 : menacez de claquer la porte !

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« Un bon moyen de gagner un débat consiste paradoxalement à menacer de le rompre. Tout échange suppose en effet une sorte de contrat tacite selon lequel on ne se séparera que lorsqu’on trouvera un terrain d’accord, soit parce que l’un des intervenants aura été plus convaincant, soit parce qu’on aura opté pour une voie moyenne qui contente tout le monde. Mais vous pouvez toujours “court-circuiter” ce schéma directeur en pratiquant ce que le général prussien Carl Von Clausewitz (1780 – 1831) appelait dans De la guerre : “la montée aux extrêmes”, en l’occurrence : en menaçant de claquer la porte ! »

 Pour plus d’astuces, retrouvez les cinquante stratagèmes de Nicolas Tenaillon dans L’art d’avoir toujours raison (sans peine) aux éditions Gallimard.


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