Les ouvriers non rémunérés glissent des appels à l’aide dans les vêtements de Zara

Des clients venus faire du shopping dans une boutique Zara ont trouvé des notes inhabituelles dans leurs vêtements :  « J’ai fabriqué cet article que vous vous apprêtez à acheter et je n’ai pas été rémunéré »

Zara est l’une des marques de mode les plus florissantes au monde, mais, une fois de plus, le détaillant se retrouve face à un scandale.

Selon les clients d’Istanbul, des appels à l’aide sous la forme de notes manuscrites de travailleurs turcs ont été trouvés dans les poches de vêtements exposés en boutique demandant aux acheteurs d’appuyer leur campagne pour de meilleures normes de travail et de faire pression sur Zara pour qu’elle leur verse les salaires qui leurs est du, rapporte l’Associated Press.

Il est précisé que les travailleurs en question étaient employés par la société sous-traitante Bravo Tekstil, qui aurait fermé ses portes du jour au lendemain, laissant les travailleurs avec un retard de salaire de plusieurs mois. Bravo Tekstil fabrique également des vêtements pour Mango et Next.

« J’ai fabriqué l’ article que vous vous préparez à acheter, mais je n’ai pas été payé pour ce travail « , disent les notes.

Mais ce n’est pas la première fois que le détaillant de prêt-à-porter fait l’objet de critiques.

La chaîne espagnole a déjà été mise en cause pour avoir causé des dommages sur le plan environnemental, arnaqué de jeunes designers et négligé les mauvaises conditions de production.

Elle a même été poursuivie pour conditions de travail déplorables et accusée de faire travailler des enfants, ainsi que d’avoir exploité des réfugiés syriens dès l’âge de 15 ans.

Mais, malgré cela, la maison mère de Zara, Inditex, a publié le mois dernier un communiqué de presse affirmant son engagement à collaborer avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour « améliorer les conditions de travail à tous les niveaux de la chaîne de production de vêtements ».

Selon le communiqué, Inditex collabore avec l’OIT sur le projet SCORE, qui « vise à améliorer les systèmes de gestion et les conditions de travail dans les usines en Chine et en Turquie »

En réponse à la nouvelle, un porte-parole d’Inditex a déclaré à The Independent : » Inditex a rempli toutes ses obligations contractuelles envers Bravo Textil et travaille actuellement sur une proposition avec la filiale locale d’IndustriALL, Mango and Next pour établir un fond de secours pour les travailleurs affectés par la disparition frauduleuse du propriétaire de l’usine Bravo.

« Ces fonds de secours couvrirait les salaires impayés, l’indemnité de préavis, les congés annuels non utilisés et les indemnités de départ des travailleurs qui étaient employés au moment de la fermeture de leur usine en juillet 2016. Nous sommes déterminés à trouver une solution rapide pour toutes les personnes concernées. »


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