Silvana Lima, la surfeuse qui n’était pas assez belle pour les sponsors

La numéro 1 brésilienne Silvana Lima dénonce dans une vidéo le diktat de la beauté qui sévit dans le surf. En treize ans de carrière pro, la jeune femme n’a jamais réussi à décrocher de vrai contrat avec un sponsor :  La raison ? Un physique pas assez avantageux.

La BBC a réalisé une série de reportages sur des sportives qui ont construit leur carrière malgré les obstacles, physiques, sociaux, et les échecs. Le média britannique s’est notamment intéressé à l’histoire de la surfeuse brésilienne Silvana Lima.

La Brésilienne a commencé à surfer à 7 ans, avec les garçons. Elle a grandi en imitant leur technique, ce qui lui confère “un style radical” sur la planche. Consciente de ne pas répondre aux canons de beauté classiques, surtout dans un pays comme le Brésil où les femmes aux fesses refaites se baladent en string sur la plage, elle raconte :

“Je ne ressemble pas à une mannequin. Je ne suis pas une bonasse. Je suis une surfeuse, professionnelle. Quand il s’agit des femmes, les marques de la culture surf veulent à la fois des mannequins et des surfeuses.

Donc si vous n’avez pas l’allure d’une top model, vous finissez sans sponsor, c’est ce qui m’est arrivé. Vous êtes exclue, à jeter. Les hommes n’ont pas ces problèmes. J’ai démarché de nombreux sponsors et reçu de nombreuses réponses négatives.”

Résultat, malgré ses très bonnes performances pendant huit ans, Silvana Lima avait du mal à vivre de son sport. La surfeuse a même été obligée de trouver une autre activité plutôt insolite pour financer sa carrière : la création d’un élevage de bouledogues français. C’est grâce à cette activité qu’elle a pu par exemple se rendre en Nouvelle-Zélande en 2014 et gagner une épreuve. « Les hommes n’ont pas ces problèmes dans le surf », regrette la deuxième du World Tour 2008 et 2009, qui refuse d’adapter son image aux sponsors : « Je pourrais me refaire les seins, me teindre les cheveux et mettre des lentilles de contact bleues. Mais ce serait tellement bizarre… personne ne me reconnaîtrait. Ce ne serait pas moi. »

La surfeuse a fini par trouver un sponsor (dont elle ne divulgue pas encore le nom) et semble plus que jamais déterminée à prouver que ce qui est le plus beau, dans le sport, c’est d’avoir du talent.


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