Sonya Baumstein, l’américaine qui veut traverser l’océan Pacifique à la rame en solitaire

Sonya Baumstein stands in her 23-foot carbon and kevlar solo rowboat in Port Townsend, Washington

Le 25 mai prochain, Sonya Baumstein sera la deuxième femme de l’histoire à entreprendre la traversée de l’océan Pacifique à la rame. 9.600 kilomètres en solitaire et sans assistance, pour relever un défi personnel à portée scientifique.

Sa radio comme seul contact avec le monde. Un seau en guise de douche. Sonya Baumstein, une américaine de 30 ans originaire de Port Townshend (Washington), appareillera lundi prochain -si la météo le permet- des côtes japonaises. Elle tentera de traverser l’océan le plus vaste du globe, en solitaire et sans assistance, avec un sophistiqué bateau à rames. Avec pour objectif de rejoindre la ville de San Francisco. Estimation du temps de parcours: quatre à six mois.

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Un pari personnel

Habituée des défis hors-normes, la sportive s’illustre ces dernières années dans différentes disciplines. En 2011, elle est, de la Barbade aux îles Canaries, l’unique navigatrice d’une équipe de quatre. Après un voyage à vélo de Mexico jusque Seattle, elle traverse en 2013 le réputé impraticable détroit de Béring sur… un stand up paddle.

C’est peu après cet exploit que Sonya Baumstein est recrutée par l’université de Wisconsin-Madison pour une hypothétique traversée du Pacifique. Elle est alors victime d’un accident de voiture qui remet en question le projet. Sur pieds bien plus tôt que prévu, elle entame dans la foulée les préparatifs de son voyage. L’objectif de l’entraînement est atteint en trois ans: une préparation mentale et 18 kilos de plus, pour pallier les quelque 10.000 calories brûlées par jour lors d’une telle traversée.

Son caractère aventureux, son manager Andrew Cull le résume auprès d’un journaliste de Reuters: « Sonya n’est pas folle, elle est motivée. Peut-être entêtée. Elle a une idée en tête, et fera tout son possible pour arriver à ses fins ».

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Un voyage pour la science

La sportive sera aux commandes d’un prototype de bateau unique en son genre, financé en grande partie par ses sponsors et l’université. Un navire de sept mètres, tout en carbone et en kevlar, équipé de panneaux solaires et de son propre système de désalinisation pour l’accès à l’eau. Dans ses cales, 544 kg de nourriture et un supplément de 180 boissons énergétiques.

Une équipe veillera tout au long de son voyage et la guidera via satellite. Elle sera aussi suivie de très près par la NASA: ce défi est aussi l’occasion de doper les recherches d’un programme de longue date, lancé par l’agence gouvernementale américaine et baptisé Aquarius. Son objectif: étudier l’évolution du climat par le biais de la salinité des océans, dont les taux pourraient impacter le cycle de l’eau qui régule la planète.

Au total, seize tentatives de cette même traversée ont eu lieu: deux ont abouties. Ce sont deux français, Gérard d’Aboville en 1991 et Emmanuel Coindre en 2005 qui réussirent à boucler ce voyage dans les eaux vues comme les plus dangereuses du globe. La britannique Sarah Outen est l’unique femme à s’y essayer: deux essais, deux abandons.

A quelques jours du départ, Baumstein préfère ne pas projeter une réussite. Elle estime, probablement à juste titre, ne pouvoir contrôler que la moitié de ce qu’il peut arriver une fois en mer.

Source : BFMTV


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