Dormir avec son chien : un tabou qui fait débat… surtout en Polynésie

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En Polynésie, le chien fait partie du quotidien.

Il est gardien, compagnon, membre de la famille, parfois confident silencieux. Dans de nombreux foyers, sa présence dépasse largement le simple rôle d’animal domestique. Alors forcément, une question revient souvent — parfois à voix basse, parfois avec humour :

Est-ce vraiment “mal” de dormir avec son chien ?

C’est précisément ce tabou que la vétérinaire Hélène Gateau a choisi d’explorer dans son dernier livre, au titre volontairement provocateur :

« Oui, dormir avec son chien choque mais… »

Un sujet qui divise, mais qui mérite mieux que des idées reçues

Pendant longtemps, dormir avec son chien a été présenté comme une mauvaise habitude :

  • manque d’hygiène,
  • risque pour la santé,
  • confusion des rôles éducatifs,
  • dépendance affective mal placée.

Des arguments souvent répétés, rarement nuancés.

Hélène Gateau, vétérinaire et vulgarisatrice reconnue, ne cherche ni à choquer ni à provoquer. Son objectif est clair : remettre de la nuance, du bon sens et de la science dans un débat trop souvent caricatural.

Dormir avec son chien : ce que dit réellement la vétérinaire

Le message central du livre est simple : il n’existe pas de règle universelle.

Dormir avec son chien n’est :

  • ni forcément mauvais,
  • ni automatiquement bénéfique.

Tout dépend :

  • du chien,
  • du maître,
  • du contexte,
  • de l’hygiène,
  • et de la relation qui les unit.

La vétérinaire rappelle que le chien est un animal social, pour qui la proximité physique est rassurante. Dans certaines situations, cette cohabitation nocturne peut même renforcer le sentiment de sécurité et de bien-être, chez l’humain comme chez l’animal.

Des bénéfices parfois bien réels

Le livre évoque plusieurs effets positifs observés chez certains propriétaires :

  • diminution du stress et de l’anxiété,
  • sentiment de réconfort,
  • apaisement émotionnel,
  • renforcement du lien affectif,
  • meilleure qualité de sommeil pour certaines personnes.

Des effets proches de ceux observés dans les pratiques de médiation animale.

Mais aussi des limites à ne pas ignorer

Hélène Gateau reste très claire : dormir avec son chien n’est pas adapté à toutes les situations.

Elle déconseille notamment cette pratique en cas :

  • de troubles du sommeil importants,
  • d’allergies,
  • de chien anxieux ou mal éduqué,
  • de comportements territoriaux,
  • ou chez les chiots en phase d’apprentissage.

Dans ces cas, la proximité nocturne peut créer plus de déséquilibres que de bénéfices.

Une réalité très polynésienne

En Polynésie, la relation au chien est souvent plus libre, plus instinctive, plus proche de la nature. Beaucoup de chiens vivent au rythme de la famille, entrent et sortent, dorment à proximité des humains, parfois sans que cela ne pose question.

Le livre d’Hélène Gateau trouve ici un écho tout particulier :

il invite à observer, comprendre et adapter, plutôt qu’à appliquer des règles importées sans tenir compte des réalités locales.

Un livre qui libère la parole, sans culpabiliser

L’un des grands mérites de cet ouvrage est son ton :

  • ni moralisateur,
  • ni provocateur,
  • ni culpabilisant.

La vétérinaire pose une seule vraie question :

Est-ce que cette cohabitation nocturne est bénéfique pour moi et pour mon chien ?

Si la réponse est oui, encadrée et consciente, alors le tabou n’a plus lieu d’être.

En conclusion

Dormir avec son chien n’est ni un scandale, ni une obligation.

C’est un choix personnel, à faire en connaissance de cause, dans le respect du bien-être animal et humain.

Avec ce livre, Hélène Gateau contribue à faire évoluer les mentalités, à replacer la science au cœur du débat et à rappeler une évidence souvent oubliée :

chaque relation humain-chien est unique.

Et en Polynésie plus qu’ailleurs, cette relation mérite d’être comprise plutôt que jugée.


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