Courir, pousser, tirer, porter, sauter… Le HYROX met le corps à l’épreuve et donne envie de se dépasser. Mais derrière les performances et les chronos, un sujet reste souvent discret : la santé du périnée. Fuites urinaires, pesanteur, douleurs ou difficultés à retenir les gaz ne sont pourtant pas des détails à accepter pour finir une séance.

Un défi physique qui mérite une préparation complète
Le HYROX associe huit kilomètres de course à huit ateliers : poussée et traction de traîneau, burpees avec sauts, rameur, port de charges, fentes lestées, SkiErg et lancers de ballon contre un mur.
Cet enchaînement combine endurance, force, impacts et fatigue. Les jambes et les épaules ne sont donc pas seules à travailler : le plancher pelvien doit lui aussi répondre aux contraintes de l’effort.
Le périnée, ce partenaire que l’on oublie d’entraîner
Le plancher pelvien est un ensemble de muscles et de tissus situé à la base du bassin. Il participe au soutien des organes pelviens et à la continence urinaire et anale, en coordination avec les sphincters.
Avoir des abdominaux dessinés ou soulever lourd ne garantit pas son bon fonctionnement. Celui-ci repose sur la force, mais aussi sur l’endurance, la coordination et la capacité à se relâcher.
La santé pelvienne concerne toutes les sportives, y compris les jeunes femmes et celles qui n’ont jamais accouché. L’Australian Institute of Sport lui consacre d’ailleurs des ressources destinées aux athlètes et à leurs entraîneurs.
Pourquoi certains efforts peuvent poser problème
Pendant un effort de force, la pression à l’intérieur de l’abdomen augmente. La course et les sauts ajoutent des impacts répétés. Chez certaines femmes, ces contraintes peuvent déclencher des symptômes, notamment lorsque la charge, la durée ou la fatigue dépassent leurs capacités du moment.
Une fuite pendant un saut ou un port de charge peut correspondre à une incontinence urinaire d’effort : l’augmentation de pression sur la vessie entraîne une perte involontaire d’urine.
Il n’existe donc pas une liste universelle d’exercices « bons » ou « mauvais » pour toutes les femmes. Un mouvement bien toléré par une sportive peut nécessiter une adaptation chez une autre. La charge, les répétitions, la récupération et les antécédents comptent autant que le nom de l’exercice.
Les signes à ne pas laisser passer
Pendant la séance, juste après ou au cours de la journée, certains symptômes méritent un bilan :
- des fuites urinaires, même de quelques gouttes ;
- une sensation de lourdeur ou de pression dans le vagin ;
- une impression de boule ou de « quelque chose qui descend » ;
- des douleurs pelviennes ;
- des pertes involontaires de gaz ou de selles ;
- une difficulté nouvelle à contrôler une envie d’aller aux toilettes.
Une sensation de pesanteur ne suffit pas à diagnostiquer un prolapsus, et une fuite ne prouve pas qu’un muscle est déchiré. Mais ces manifestations justifient une évaluation, pas simplement une protection plus absorbante.
Et les sphincters dans tout cela ?
Le sphincter urinaire participe à la fermeture de l’urètre ; les sphincters anaux contribuent au contrôle des gaz et des selles.
Une perte de selles pendant une épreuve peut avoir plusieurs causes : diarrhée, urgence digestive, trouble de la continence ou problème préexistant. Elle ne permet pas de conclure que l’effort a « abîmé le sphincter ». Les selles liquides sont notamment plus difficiles à retenir que les selles formées.
Ces difficultés restent souvent tues par gêne. Pourtant, elles méritent d’être prises en charge aussi sérieusement qu’une douleur au genou.

Les produits pour la performance : attention au ventre
Tous les compléments n’ont pas les mêmes effets, et leurs conséquences dépendent du produit, de la dose et de la tolérance individuelle.
Le bicarbonate de sodium, utilisé dans certains protocoles sportifs, peut notamment provoquer des nausées, des douleurs abdominales, des diarrhées ou des vomissements. Les boissons et les stratégies de ravitaillement doivent également être testées à l’entraînement pour vérifier leur tolérance.
Le bon réflexe : ne pas découvrir un nouveau complément le jour d’une compétition et demander conseil à un diététicien du sport. Un trouble digestif et un trouble du périnée sont deux problèmes différents, même s’ils peuvent se cumuler.
Continuer à s’entraîner, avec les bonnes adaptations
L’objectif est de pouvoir pratiquer durablement, sans ignorer les signaux du corps.
- Réduire ce qui déclenche les symptômes. À l’entraînement, alléger les charges, raccourcir les séries ou remplacer temporairement les sauts.
- Progresser par étapes. Augmenter simultanément les charges, les impacts et le volume laisse peu de marge pour s’adapter.
- Faire évaluer sa respiration et sa technique. Un professionnel peut aider à coordonner l’effort et le plancher pelvien ; une simple consigne « serre et souffle » ne règle pas toutes les situations.
- Demander un bilan périnéal en cas de gêne, particulièrement après un accouchement ou lorsqu’un trouble est déjà connu.
- Prévoir une prise en charge personnalisée. Le renforcement du périnée peut être utile, mais il doit être correctement réalisé et adapté au problème rencontré.
Un médecin, un kinésithérapeute formé en rééducation pelvi-périnéale ou une sage-femme, selon la situation, peut accompagner cette démarche.
Le chrono ne doit pas faire taire le corps
Au fenua comme ailleurs, le plaisir du défi mérite une préparation qui prend en compte tout le corps. Les entraîneurs ont aussi un rôle : permettre aux sportives de parler de ces symptômes sans gêne et proposer des adaptations.
Une fuite n’est pas une médaille du dépassement de soi. Une pesanteur n’est pas une courbature à vaincre. Prendre soin de son périnée, c’est se donner les moyens de continuer à bouger longtemps, avec confiance et plaisir.

Arkoroyal® Dynergie BIO : accompagner la vitalité, sans forcer
Prendre soin de sa forme passe d’abord par le sommeil, une alimentation adaptée et une récupération suffisante. Lors d’une fatigue passagère, Arkoroyal® Dynergie BIO propose une association de plantes et de produits de la ruche, en ampoules buvables.
Sa formule réunit :
- Du ginseng, aux propriétés stimulantes et fortifiantes, qui aide à diminuer la sensation de fatigue.
- De l’acérola, un fruit naturellement riche en vitamine C, vitamine qui contribue à réduire la fatigue et au fonctionnement normal du système immunitaire.
- De la gelée royale, une substance produite par les abeilles, contenant notamment des protéines, des sucres et des acides gras spécifiques.
- De la propolis, une substance utilisée par les abeilles pour protéger leur ruche, qui contient notamment des flavonoïdes.
Comment l’utiliser ? Une ampoule le matin au petit-déjeuner, de préférence diluée dans de l’eau ou du jus de fruit, en respectant les indications de l’emballage.
Ce complément ne traite pas les troubles du périnée et ne remplace pas la récupération. Une fatigue persistante, des fuites ou des douleurs méritent un avis professionnel : retrouver de l’énergie ne doit jamais conduire à ignorer les signaux du corps.
Déconseillé en cas d’allergie aux produits de la ruche et non recommandé pendant la grossesse, l’allaitement ou avant 15 ans. Demandez un avis médical en cas de traitement anticoagulant ou contre le diabète.





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